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Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]

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Carlisle Cullen

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MessageSujet: Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]   Dim 13 Sep 2009, 13:44

    TEMPTATION IS A PART OF US

    &
    Aro V. & Carlisle C.


    FLASH BACK
    Quand Carlisle résidait à Volterra....

    « Le seul moyen de se débarasser d'une tentation, c'est d'y cèder. »
    Oscar Wilde.


    Le vampire referma le livre qu'il venait de terminer et ferma un instant les yeux. Lorsqu'il se plongeait ainsi dans une oeuvre, il était difficile pour Carlisle de voir autre chose que les mots qui recouvraient les pages blanches de l'ouvrage. Il lui sembla même que le silence qui l'entourait était plus bruyant que précédement. Son esprit, vidé lors de sa lecture, se remplissait à présent de maintes et maintes renseignements. Mais aucun n'attirait vraiment son attention, aussi ne s'en souciait-il pas. Etait-il bon de préciser qu'à Volterra, rien ne pouvait lui arriver. Enfin rien... Tout était approximatif. Le visage angélique de Jane se dessina dans son esprit, traits qu'il chassa rapidement dans un souffle. Non, rien de mauvais pouvait lui arriver ici, dans cette cité des vampires les plus puissants au monde. Rouvrant les yeux, le jeune homme se leva de la chaise où il avait siègé durant de longues heures et, d'une démarche lente - presque humaine - il alla ranger l'oeuvre qu'il tenait entre ses mains. La pièce où il se trouvait était une de ses préférées. La plus grande du château des Volturis, elle contenait la plus grande collection de livres qu'il n'ait jamais vu, et qu'il ne verrait jamais autre part, il le savait. Sur deux étages, d'immenses bibliothèques de la taille d'une demi-maison présentaient fièrement leurs livres. Des escaliers à la soie rouge et parsemé d'or menait à un étage supérieur où, d'en-bas, Carlisle pouvait appercevoir les autres livres qui s'y trouvait. Finalement, en haut des marches, une immense baie vitrée laissait appercevoir le dehors sur la ville Italienne. D'autres fenêtres de ci de là venait illuminer la salle, rendant la lecture plus aisée, bien qu'aucune lumière ne lui soit nécessaire. Il leva un instant la tête au plafond, et se perdit dans la contemplation de la fresque. Datant surement de plusieurs siècles avant sa naissance, elle représentait des Anges volant à travers des nuages dorés. Plutôt ironique de voir une telle peinture sainte dans un lieu remplit de vampires.

    Soudain, le calme ambiant fût dérangé. Le végétarien entreprit de monter les escaliers, toujours de sa démarche lente et gracieuse, et s'arrèta devant la grande baie vitrée. Là, en-bas, dans la ruelle qui menait aux grandes portes du château, un groupe d'une vingtaine d'humains suivait joyeusement Heidi, vampiresse de renom pour apporter " le repas " à ses maîtres. Cette pensée fit grimacer Carlisle. Comment ces humains pouvaient-ils être ausis joyeux ? Ne sentaient-ils pas qu'ils couraient droit à leur perte ? Brusquement, une présence derrirère lui le fit tressaillir. Il ne se retourna pas, cependant, ne détournant pas son regard du groupe qui pénétrait dans le château.

    « J'imagine que te prier de leur laisser la vie sauve est inutile, n'est-ce pas, Aro ? »

    Aro, chef des vampires Volturis, puissants et respectés de tous. C'était en grande partie à cause de lui que Carlisle était resté à Volterra. Malgré le fait qu'il était carnivore, il admirait le vieil homme pour sa sagesse et son érudition. Cependant, cela ne l'empêchait en rien de le craindre. Aro était puissant, et cela, Carlisle le savait, même s'ils s'appelaient "amis". L'aîné devait être devant la porte. Depuis quand était-il là ? Carlisle l'ignorait. Plongé dans sa lecture, il n'aurait même pas remarqué une présence juste à côté de lui. Dans des moments tels que celui-ci, il remarquait qu'il devenait vulnérable, extrêmement vulnérable.

    « Ils sont innocents, Aro. Vous ne pouvez leur ôter la vie de la sorte. »

    Dernière tentative pour sauver les humains. Mais il ne savait que trop bien que son ami n'avait que faire de ses bonnes paroles. Au contraire, Carlisle se demandait même parfois si cela ne l'amusait pas. Mais qu'importe. Tant qu'il lui resterait une once d'humanité, il n'arrèterait pas de tenter de les sauver. Quoique cela puisse lui coûter. L'anglais se retourna finalement pour faire face à son aîné. Les yeux dorés de l'un croisèrent les rouges de l'autre. Impassible et calme.
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Aro Volturi

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MessageSujet: Re: Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]   Mer 16 Sep 2009, 14:50

  • Les claquement de mes semelle de cuir raisonnaient faiblement dans les couloirs où j’errais, à l’attente du repas. Les mains croisées derrière le dos, je sentais ma cape virevolter doucement à chacun de mes pas ; inlassablement.
    Je regardais par la fenêtre et vis au loin Heidi, accompagnée de nos humains. Qu’elle était attirante et gracieuse. Utile, surtout. Un bref sourire se forma sur mon visage de pierre, et je glissai rapidement mes doigts entre mes cheveux de jais.
    Je me dirigeai prestement vers l’entrée du repaire, quand une odeur bien familière m’attira. Je n’avais pas vus Carlisle depuis plusieurs heures, mais réalisais rapidement où il se trouvait en suivant sa fragrance. Comme deviné, c’est un jeune homme plongé dans un livre que je retrouvais, lorsque j’arrivais devant la porte. Je restais là un instant, à l’observer. Il m’était tellement agréable de savoir que, comme moi, la lecture était pour lui une infinie passion.
    D’un coup vif, il referma son bouquin, et abattit lentement ses paupières. Visiblement en pleine méditation. Après un instant de songes, il se décida a aller ranger son ouvrage, et se dirigea vers la baie vitrée.
    Je me postais derrière lui, sans mot dire, à contempler, comme lui, Heidi qui faisait rentrer les humains. J’étais certain qu’il m’avait détecté, mais c’est avec surprise que j’aperçus un tressaillement parcourir sa colonne vertébrale. Quelle agilité je devais avoir pour être insonore, et ce même pour un vampire…
    Il se décida finalement à briser le silence par des paroles si habituelles et pourtant toujours décevantes…


    « J'imagine que te prier de leur laisser la vie sauve est inutile, n'est-ce pas, Aro ? »

    Je ne pris la peine de répondre. Je savais qu’il était conscient d’être le seul de notre clan à favoriser le sang humain et que c’était cause perdue, mais il persistait. Il tentait inlassablement de nous convertir ; en vain. Je bombais mon torse, et me contentais de soupirer longuement.
    Il n’abandonna pas, le cœur emplit de pitié envers ces humains.


    « Ils sont innocents, Aro. Vous ne pouvez leur ôter la vie de la sorte. »

    Je ressentais de manière assez troublante la forte tension qu’il dégageait, attristé. J’appréciais énormément Carlisle, plus que les autres, d’ailleurs. Lui ne m’ennuyait jamais, ne me décevait pas. Je le considérais comme un précieux ami, bien que conscient que lui me voyait plus comme un maître.
    C’est d’ailleurs certainement la relation que nous aurions eu s’il ne s’était pas engagé dans une vie d’abstinence. Mais le fait de savoir qu’il était susceptible de me quitter quand bon lui semble m’attristait terriblement.
    Je posais une main délicate sur son épaule abattue, et croisait son regard d’or.
    La bonté ancrée dans ses traits m’arracha un sourire, bien que peiné de devoir, une fois encore, le décevoir :


    « Très chère Carlisle, ils sont notre moteur. Je suis conscient que tu n’approuves pas le mode de vie qui nous ait destinée, mais c’est ainsi. »

    Je me rendais bien compte de la chance que j’avais de l’avoir encore à mes côtés ; à quel point cela devait être douloureux et culpabilisant pour lui de voir intarissablement ces humains perdre leur vie. J’avais d’ailleurs du mal à saisir les raisons qui le poussaient à rester parmi nous. Ma foi, je ne m’en plaignais point …

    Je croisais les mains derrière mon dos, comme à l’accoutumée, et retournais dans la contemplation de l’extérieur. Un vol de corbeaux noirs comme la nuit passa à quelques centimètres de la baie vitrée, fascinants. Ils étaient beaux et majestueux ; ils incarnaient le pouvoir. Tout comme moi.

    Je quittais mes pensées, et m’intéressais de nouveau à Carlisle qui était resté près de moi, sans mot dire. C’est avec décontraction que je changeais de sujet, ne voulant lui inspiré le dégoût.


    « Que lisais-tu ? Je t’ai observé un petit moment, et tu avais l’air tout bonnement captivé.. »

    Cette déclaration m’arracha un large sourire, dévoilant mes dents luisantes. Je savais à quel point il détestait ne pas contrôler la situation. Hors, à ce moment là, il avait été vulnérable. J’avais vu, en le touchant, combien cela l’avait contrarié. Être vulnérable. Voilà une chose bien regrettable, lorsqu’on est un vampire …
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Carlisle Cullen

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MessageSujet: Re: Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]   Sam 19 Sep 2009, 19:32

    [ Raah ! J'aime ton poste, mon cher Aro ! Tu joues ce personnage à la perfection. *o* ]

    Bien entendu, Aro ne l'entendait pas de la même oreille que le jeune vampire. Tuer des vies humaines pour se nourrir était normal à ses yeux. Logique, puisque les vampires sont crée pour vider la race humaine de son sang. Mais était-ce là une raison pour cèder au destin ? Etait-ce une fatalité que de devenir un monstre, un assassin ? Carlisle l'ignorait, bien qu'il se battait pour prouver le contraire. Le sang animal était un échappatoir, un moyen pour ne pas perdre son humanité. Carlisle était un vampire, d'accord, mais jamais il ne serait un assassin. Jamais. Cependant, même si sa volonté ne s'effilochait pas, il arrivait que certaines journées soient plus dures que d'autres. Que certaines odeurs soit plus attirantes, plus alléchantes. Que certaines images dans son esprit soient plus claires, plus réelles. Que la Bête qui l'habitait rugisse plus fort, se fasse plus difficile à retenir. Et c'était dans ces journées telles que celle-ci que l'anglais se sentait faible, vulnérable, et qu'il donnerait tout ce qu'il avait pour mourir, et ne plus être un danger pour la population aux alentours. Lorsqu'il était dans un tel état, il se haïssait, se maudissait. Le passage en enfer que lui avait provoqué sa transformation ne suffirait pas à le faire racheter toutes les envies de meutres qui avaient pu envahir son esprit durant sa nouvelle vie. Les paroles d'Aro le sortirent de ses pensées plus que la main délicate qu'il avait posé sur son épaule. Carlisle ne répondit pas, cependant, préférant se terrer un instant dans le silence, pensif. Aujorud'hui, de nouvelles vies seraient prises. Dans une dizaine de minutes, Carlisle entendrait avec dégoût les cris des humains terrifiés et leur dernier soupir d'agonis. Peut-être irait-il lui aussi 'dîne', durant cette période difficile pour son esprit. La forêt n'était pas loin, et entourait une majeure partie de la ville. Il n'aurait qu'à s'absenter un instant, et tout serait fait. Prendre l'air lui ferait aussi le plus grand bien. Aro venait de replonger son regard sur le paysage italien qui s'offrait à eux. Carlisle fit de même, quoique plus pensif, son regard se protant plus sur son camarade. Il remarqua à peine la nuée de corbeaux, se confondant à la perfection avec le noir de jaïs des habits du vampire millénaire. Soudain, ce dernier reprit la parole après s'être retourné face à lui.

    « Que lisais-tu ? Je t’ai observé un petit moment, et tu avais l’air tout bonnement captivé.. »

    Carlisle resta impassible, bien que l'évidence de son précédent état de faiblesse lui resauta à la figure. Faible, tel était le mot. Il avait été tellement plongé dans sa lecture que même la présence d'Aro l'avait surpris. C'était à la fois énervant - pour la Bête qui était en lui - et habituel - n'étant pas la première fois qu'il se faisait surprendre par un habitant du château. Il répondit à son aîné de son éternelle voix calme et sereine, bien que la solitude qu'il pouvait vivre reste perpétuelle dans son ton. Certes, Carlisle s'était fait des amis, des camarades. Mais sa solitude ne venait pas du plan social, loin de là ; il était seul dans sa philosophie. Aucun vampire ne semblait prêt à le suivre dans son choix de vie. Peut-être était-il réellement fou, comme certains le lui avaient déjà supposé lors de rencontres.

    « De la philosophie française. Les humains de mon époque n'étaient finalement pas tous des croyants envoyant des innocents au bûché. Les Pensées de Pascal me le laissent à penser en tout cas... »

    " Des croyants emmenant des innocents au bûché ". Bien entendu, Carlisle avait ici fait allusion à son père. Non pas qu'il le détestait pour ce qu'il avait fait - ou parce que c'était en grande partie à cause de lui que Carlisle était devenu ce qu'il était - mais une partie de lui, égoïste, continuait à lui en vouloir. Surement lui faudrait-il encore quelques années avant de pouvoir lui pardonner totalement. Pourtant, à y bien réfléchir, cela ferait bientôt une centaine d'années. Les souvenirs de son père avait attiré le regard de Carlisle vers la grande baie vitrée, là où il ne croiserait pas ceux d'Aro en tout cas. Ce dernier connaissait son passé, l'ayant lut lorsqu'il l'avait touché. Cependant, cela n'empêchait pas le blond de vouloir tout faire pour garder ses pensées et souvenirs secrètes. Après tout, c'était là les seules choses qu'il pouvait encore maîtriser à la perfection - quoique pas entièrement : la Bête avait une grande puissance sur ses pensées et ses actions lorsqu'il était un temps soit peu affamé.
    Les voix des humains retentirent dans les oreilles du jeune vampire. Heidi avait du les amener dans la salle du buffet. Un dégoût profond envahit l'anglais en imaginant ce qui arriverait d'ici plusieurs minutes. Mais dans un autre sens, une partie de son esprit lui hurlait de prendre part au festin, et d'enfin goûter à l'elixir de jouvance qu'était le sang humain.

    « Je crois que l'on t'attends... » dit-il d'une voix grave à Aro, tentant de repousser la Bête qui rugissait à l'idée de ne pas participer au repas carnivore. « J'irais chasser en forêt durant votre.... repas. » Nouveau hurlement de la Bête, et grimace de Carlisle en prononçant cela. Il lui fallait prendre l'air, et vite. Calmer ses ardeurs, se maîtriser comme il y arrivait tant certains jours. Dieu ! Comment se faisait-il qu'à bientôt un siècle d'existence, il n'arrivât pas toujours à se contrôler à la perfection ? Combien de temps cela prendrait-il ? Y arriverait-il seulement un jour, ou bien était-ce un combat perdu d'avance ? Il passa à côté de son ami et descendit lentement - vitesse humaine - les escaliers. Certes, il était pressé de sortir, mais il lui faudrait passer devant la salle du festin pour atteindre les sorties. Passer à côté de ce lieu de mort ne le tentait guère. De plus, il ne doutait pas un instant que Caïus, Marcus et les autres seraient devant la grand eporte, attendant Aro. Aucun doute que certains tenteraient de le retenir aussi. Carlisle s'arrèta cependant devant la prote de la bibliothèque, attendant son ami. Un murmure lui échappa, comme une complainte.

    « Il faudra que tu m'accompagnes un jour, Aro. Tu comprendras alors peut-être mon point de vue... »

    La sève animale n'était pas si mauvaise. Peut-être que si Aro venait avec Carlisle en chasse et l'écoutait attentivement - encore une fois - il le comprendrait et accepterait de virer au végétarisme ? Certes, l'anglais y croyait peu, mais sans espoir, il n'y avait pas de futur.

    [J'aurais presque honte à côté de toi , j't'assure ! Mais d'un autre côté, j'adore joeur un Carlisle 'faible', sans son self-control... Nan, j'suis pas sadique ! Razz ]
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Aro Volturi

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MessageSujet: Re: Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]   Dim 20 Sep 2009, 00:03

  • Ma main délicatement posée sur l’épaule abaissée de Carlisle me permettait de ressentir la moindre de ses pensées, bien qu’il tentait inlassablement de me les dissimuler. Il me parlait de philosophie, de croyances et encore de châtiments, bien il ne pensait qu’à son père. Cet homme qui lui paraissait lâche, haïssable, parfaitement impardonnable. Cet homme qui pourchassait notre espèce jusqu’à sa mort et qui, en partie par sa faute, avait rendu Carlisle en ceux qu’il haïssait plus que tout. Mon ami essayait toujours de cacher ses plus tristes pensées derrière celles qu’il pouvait évoquer avec décontraction. Il devait bien souvent oublier mon aptitude, oublier qu’il était fort inutile de mentir à un vieil homme comme moi. Je relâchais cependant son bras lorsqu’il recommença, comme toujours, à lutter contre l’appel du sang humain qui ne cessait de le torturer depuis plus d’un siècle, bien que cela lui soit moins douloureux de jours en jours. Il haïssait ce qu’il était, sa vie, nous autres sanguinaires surtout ! Mais il était plus fort que la peine, que la douleur. Son visage était presque constamment fiché d’un sourire qui paraissait si franc qu’il était impossible pour quiconque de deviner ce qui se cachait au fond de son âme. Sauf pour moi, qui savais tout de lui grâce à mon don, mais surtout grâce à ma patience.
    Nous étions l’un comme l’autre plongé dans nos pensées, bien que je partageais les siennes.. Jusqu’à ce qu’il déclare d’une voix lourde de sens :


    - Je crois que l'on t'attend... J'irais chasser en forêt durant votre.... « repas ».

    Sans détourner mon regard de la baie vitrée, j’entendis ses pas lents résonner faiblement entre chaque mur, se dirigeant vers la sortie. J’imaginais sans soucis l’expression que devait arborer son visage : Sourcils rabaissés formant de légères rides au dessus de deux yeux d’ors emplis de tristesse. Du moins, tant que personne ne le verrait …
    L’idée de savoir mon protégé – car je le voyais comme tel – désarmé m’arracha un long soupir, et pris à mon tour ces traits malheureux.
    Je le rejoignais d’une démarche lasse, et posai mes yeux de sang dans ceux de lave de mon ami, une fois arrivé à sa hauteur. Il me dévisagea un instant, avant de quitter mon regard pour me chuchoter momentanément :


    - Il faudra que tu m'accompagnes un jour, Aro. Tu comprendras alors peut-être mon point de vue...

    Cette proposition me laissa pantois un long moment. Jamais je n’avais, ne serait-ce qu’un jour, envisagé m’abreuver, comme lui, de sang animal. Je m’étais figé, tel un stalagmite, laissant mes yeux se perdre dans le vague. Je pesais rapidement le pour et le contre.
    Le pour : Je paraîtrais plus humain aux yeux de Carlisle, j’aurais une expérience de plus, je le comprendrais peut-être, je laisserait un humain sauf.
    Le contre : Je ne serais pas entièrement rassasié, cela serait nettement moins exquis que l’humain, je serais un instant dévisagé par mes compères.
    Le « pour » l’emporta de justesse.
    Je me raclais bruyamment la gorge, remis mes cheveux de jais derrière mes épaules et croisais les mains derrière mon dos. Un large sourire se grava sur mon visage de craie, accompagné d’une étincelle d’excitation dans l’iris. Je connaissais si bien mon ami blond que je devinais avec aisance – sans recourir à mon don – qu’il prenait cet air ravi pour une moquerie, tant il croyait sa requête perdue d’avance… Il se trompait.
    C’est avec un fort enthousiasme que je clamais :


    - Allons a la découverte de nouvelles saveurs, Carlisle.

    Je partis d’un pas déterminé vers la porte, où attendaient Marcus et Caïus qui me dévisageaient, comme perdus. Ils me questionnèrent rapidement du regard avant de m’avertir, bien que je le savais pertinemment, que les humains étaient arrivés. Je leur souris, réjouis tel un enfant découvrant son nouveau vélo, et leur dis fièrement :

    - Aujourd’hui, je vais chasser l’animal, mes frères !

    Je les dépassais prestement, et lançais un regard impatient à Carlisle qui était resté sur place, ébahi.



    [ Waah, ça mfait très plaisir ce que tu me dis, parce que j'avais justement
    peur de ne pas être à ta hauteur ! Tu as un super niveau ! =) ]
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MessageSujet: Re: Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]   Sam 10 Oct 2009, 16:35

    [ Mon Aro ! Poster avec toi m'a manqué ! *o* Ton dernier poste me fait toujours rire tellement il m'avait surpris ! xD ]

    Alors que Carlisle, le regard bas et sombre malgré ses prunelles dorées, sugérrait à Aro de l'accompagner un jour en chasse, un élan de nausé le pris. Plus loin dans le château, dans une pièce qu'il ne connaissait que trop bien même en y ayant mis les pieds que de rares fois depuis son arrivée, des rires éclatèrent. Comment ces humains ne pouvaient-ils pas ressentir la pression qui les entourait ? Le sort que ces êtres, ses compères, leur avaient réservé ? En écoutant de plus près, bien que distraitement, ces voix sonnaient encore jeunes. Surement des adolescents. Des enfants qui avaient encore toute la vie devant eux. Des enfants qui ne comprenaient surement pas l'air effrayé de leurs camarades, plus vieux. Surement se moquaient-ils même d'eux. Qui sait ? Peut-être même avaient-ils suivi Heidi dans le but de se montrer fort, de ne pas craindre ce grand château que l'on disait hanté et maudit. Qu'elle pure folie. Et pourtant, Carlisle continuait de croire. Croire en cette humanité qui semblait perdue aux yeux de ses confrères. Etait-il donc le seul vampire au monde à mettre encore ses espoirs dans l'être humain ? Une entente humain/vampire était-elle donc impossible ? Aro avait-il donc raison lorsqu'il disait que l'anglais était le seul d'une race destinée à disparaître ? Les vampires végétariens ne pourraient tenir sans se nourir de sang humain, et cèderaient tôt ou tard. Etait-ce donc de la folie de sa part que de continuer de résister à ce doux arôme, à ce désir brûlant de planter ses crocs dans une chair humaine ? Etait-ce donc futile, puisqu'il cèderait un jour ? Mais si Aro et ses frères avaient tord ? S'il y parvenait, lui, à suivre sa philosophie ? Perdu au bord du gouffre qui le ferait lâcher sa philosophie, la lumière qui le ramènerait vers le droit chemin vint de là où il s'y attendait le moins.

    Un raclement de gorge le fit brusquement revenir à la réalité, et la vision qu'il découvrit de son ami ne fit que le détruire un peu plus mentalement. Alors comme cela, même Aro n'arrèterait jamais de se moquer de lui. Il avait eû le folie de croire le contraire, de croire ce vampire plus sage que les autres. Peut-être était-il simplement plus intelligent et plus fourbe, tout simplement. Carlisle, plus perdu que jamais, n'en montra rien cependant. Bombant le torse face à ce qu'il prennait pour une énième attaque à sa philosophie, il s'apprèta à partir, la main déjà sur la poignée. Mais le discours qui vint de derrière son dos l'arrêta, les yeux s'ouvrant tels des soucoupes.

    « Allons a la découverte de nouvelles saveurs, Carlisle. »

    Ou bien Carlisle était en train de rêver, ou bien son vieil ami venait de le surprendre d'une manière qu'il n'aurait jamais douté. La première possibilité étant impossible, la deuxième était donc celle qui correspondait à la situation. Le blond se retourna pour voir l'expression de son aîné. Ce dernier arborait un sourire indéchiffrable, et une étrange lueur dansait dans ses prunelles bordeaux. Il était d'ailleurs étrange, en les voyant, de penser que bientôt, leur couleur se modifierait légèrement, et que de la sève animale viendrait se combiner à celle humaine dans ces veines figées. Figer. Tel était l'état de Carlisle à cet instant. Incapable de bouger, incohérent dans ses pensées, il ne savait que dire. Dieu tout puissant ! Une telle chose pouvait donc arriver ? Il suivit son camarade du regard alors qu'il sortait et s'engouffrait dans le couloir d'un pas déterminé, sa cape noire volant à sa suite. Arrivé au niveau de la porte de la salle à manger, Caïus et Marcus interrogère leur frère, et Carlisle s'attendit un instant à le voir les suivre. Mais non, Aro confirma une nouvelle fois son intention d'aller chasser l'animal. L'animal ! Et par là, l'Italien entendait enfin la réelle définition de ce qu'était un animal : des cervidés, des êtres incapables de penser. Bref, tout sauf des humains. Un regard impatient de son acolyte décida le blond à bouger avant que l'autre ne change d'avis. Il le rejoignit de sa démarche gracieuse, évitant bien le regard des deux autres vampires, et suivit Aro en dehors de la demeure. La nuit tombait rapidement, et le soucis du soleil ne leur poseraient ainsi aucun problème. Heidi avait bien choisi son heure pour aller chercher ses proies : ni trop tôt, ni trop tard, dans quel cas ils ne l'aurais jamais suivis. Alors que les deux vampires s'éloignaient du château, des cris effrayés commencèrent à chanter dans les oreilles de l'anglais. Il serra les dents alors que son allure s'accélérait pour rejoindre la forêt. Dans des moments comme celui-ci, ces nombreux arbres lui semblaient être son sanctuaire.

    Carlisle parla peu durant leur trajet, pour ne pas dire pas du tout. Le comportement d'Aro l'avait surpris, certes, mais aussi fait plaisir. Mais une autre partie de son cerveau se méfiait. Il n'avait en rien obligé son compère de venir, il était vrai. Mais il lui avait demandé de goûter à l'animal pour se faire un avis. Ne lui demanderait-il donc pas de faire la même chose de son côté ? Non, c'était impossible. Il savait que Carlisle ne pourrait jamais faire telle chose. L'anglais s'arrêta brusquement. Ils étaient maintenant au milieu de la forêt, et aucune lumière ne leur parvenait. Mais la lueur céleste ne parvenait pas à traverser les épais feuillages des arbres. Mais ce n'était pas l'obscurité qui avait fait piler le vampire. A un kilomètre de leur position environ, un groupe de cervidés paîssait paisiblement. Carlisle laisserait les mâles à Aro : ils avaient bien meilleur goût que les femelles. Cependant, le blond restait troublé. C'est dans une expression impassible - néanmoins avec un soupçon d'incertitude - qu'il se retourna vers Aro.

    « Un groupe de cervidés n'est pas loin. Ce ne sera surment pas assez pour nous deux, et il faudra en chercher d'autres... » Il observa un instant l'expression d'Aro. Surement avait-il du remarquer que ces fumets étaient beaucoup moins attirants que ceux provenant des humains. Au fond, peut-être était-ce cela qui l'inquiètait tant. Des préjugés avant de goûter. Ce fût peut-être pour cela qu'il ajouta : « Ca a bien meilleur goût que tu ne peux le penser. »

    Puis, après un dernier regard échangé, un hochement de tête, Carlisle se dirigea avec son camarade vers les animaux, en position d'attaque. Aro saurait-il faire bonne figure face à ce met bien moins attirant que les humains, ou bien se retirerait-il au dernier moment ? De plus, qu'en penserait-il une fois goûté ? Carlisle vida son esprit de tous ces problèmes. De toute manière, il le verrait bien assez tôt.

    [ Dans quel état t'as foutu mon pauvre Carlisle ? Rolling Eyes Et moi-même par la même occasion. Personnellement, je n'aurais pas su quoi répondre à ce poste-ci. Bon courage... ]

    /édit Carlisle : J'viens de me rendre compte que j'avais mis à peu près un mois à te répondre. Honte à moi ! Navrée, navrée, navrée !!! >.<
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Aro Volturi

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MessageSujet: Re: Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]   Sam 21 Nov 2009, 00:33

  • Alors que je marchais d’un pas déterminé vers la sortie, je sentais le regard de mes compères braqué sur mon dos. J’étais ravi de partager un moment privilégier avec mon chère Carlisle, mais ce serait mentir de dire que je ne ressentais pas une infime honte m’envahir peu à peu. J’étais malgré tout le maître de notre espèce, et il était de mon devoir de rester fidèle à notre destinée. J’avais pourtant fais mon choix, aussi difficile soit-il.

    Lorsque les pas de mon ami se firent entendre derrière mon dos, mes pensées s’échappèrent aussitôt. Je croisai un instant son regard d’or pétillant avant de passer devant la salle ultime, celle où les humains couraient naïvement à leur perte certaine. J’inspirais profondément leur réjouissant fumet avant de me résigner et de franchir la porte de sortie, sachant pertinemment que lorsque je reviendrais, leurs corps auraient été promptement vidés de leur savoureux sang.

    Les habitants de Volterra étaient rentrés dès que le soleil se faisait bas, et seule une légère brise nous accompagnait dans notre étonnante escapade. Nous marchions encore à vitesse humaine, lorsque nous arrivâmes à la lisière d’une forêt sombre.
    Voilà longtemps que je n’étais plus sorti aussi loin de mon bien-aimé repaire, et palper le délicat arôme de l’herbe me ravi. Les oiseaux chantaient gaiement avant leur coucher, jusqu’à ce qu’ils nous perçoivent. Nous, immortels assoiffés qu’ils avaient raison de considérer comme extrême danger. Nous, créatures qui, selon Carlisle, avons perdu notre âme le jour où notre cœur aurait cessé de battre. Nous, vampires.

    Alors que nous commencions notre agile course, Carlisle ne parut s’apercevoir que sa main frôla un court instant la mienne, me faisant ainsi découvrir les innombrables questions qui le tracassaient. Voilà pourquoi il ne parlait point, il était littéralement submergé par ses pensées. Malgré le fait que ce soit moi qui l’ait invité à partager un repas, il ne cessait de douter. Allais-je aimer ? Allais-je renoncer à m’abreuver de sang humain ? Tel était le centre de ses tracas. Pauvre philosophe, la simplicité semblait de toute évidence ne pas être sa préférence.

    Tandis que je songeai à ses pensées, mon ami s’immobilisa, m’incitant ainsi à l’imiter. Je pris une légère inspiration, car cette action n’était plus une habitude, et flairai un chaud liquide, certes bien moins enjôlant que celui appartenant aux humains. D’une petite voix incertaine, il m’annonça :


    « Un groupe de cervidés n'est pas loin. Ce ne sera sûrement pas assez pour nous deux, et il faudra en chercher d'autres... »

    Avant d’ajouter, lorsqu’il dut remarquer mon air insatisfait :

    « Ca a bien meilleur goût que tu ne peux le penser. »

    Je plongeai mon regard pourpre dans le sien, de lave, et y vis nombre d’émotions qui se bousculaient. Premièrement : de l’espoir, suivi de peine puis de crainte. Un sourire en coin grava ma peau de lait, le rassurant d’un léger hochement de la tête. D’un ton paternel je lui susurrai :

    « Inutile de t’inquiéter, je ne suis point de nature difficile. Aies confiance en tes buts, mon ami. »

    Je passai mes doigts entre une poignée de mes cheveux de jais, et me jetai sur les bêtes. Je tenais l’une d’elle fermement, veillant néanmoins à ne pas la tuer. Si les humains sont meilleurs lorsqu’ils meurent par la perte de leur sang et non avant, il devait en être de même pour ces animaux.

    Les yeux exorbités et affolés du cerfs croisèrent les miens, curieux. De ses grands bois il tentait de se débattre, en vain naturellement. Je soupirai légèrement et fermai les yeux avant de planter mes crocs acérés dans la peau ferme du cou de l’animal. Une larme roula sur son museau, dernier signe de vie. Les battements de son cœur cessèrent et ses muscles se relâchèrent lentement. Je tuai mon premier animal. Je me redressai et laissai son corps tomber lâchement au sol avant d’essuyer dignement la petite goutte de sang qui tentait de s’échapper. Sang qui était d’ailleurs meilleur que ce que je pensais.

    Carlisle, qui était resté à l’endroit où je l’avais quitté, avait dut observer la scène avec inquiétude, bien que je n’en sois pas absolument certain. Il devait attendre mon verdict avec impatience. Il était certain que ce repas lui était fort important, et son incertitude devait lui être intenable. Je lui souris et lui fis un clin d’œil, avant de passer à l’animal suivant.
    Rapidement, la partie du troupeau m’étant destinée se fut désertée de toute vie.

    J’escaladai rapidement un arbre, sautant de branche en branche jusqu’à arriver à hauteur du troupeau de Carlisle non loin du mien. Là, je me perdis dans sa contemplation. Lutter pour la sauvegarde de l’espèce humaine lui était indispensable, et cela était fort plus visible lorsque l’on voyait le sourire qu’arborait son doux visage lors de ses parties de chasse.
    Mon ami était végétarien, et j’étais fière de cela.

    J’attendis qu’il relâche le corps de la dernière bête pour descendre de mon observatoire et le rejoindre de ma démarche leste et fantomatique, le visage creusé par un large sourire.


[ Pardonne moi pour l'immense retard, l'inspiration générale n'était plus présente. J'ai néamoins pris la responsabilité d'incarner Aro, alors j'ai pas envie de le laisser tomber. De plus, j'ai pus apprendre comment était réellement Aro grace au film ( Il me fait d'ailleurs penser à Willy Wonka, de Charly & la Chocolaterie ! =D ) donc voilà. Excuse moi pour le retard ... Bisous ! ]
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MessageSujet: Re: Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]   Dim 03 Jan 2010, 18:40


feat Aro Volturi & Carlisle Cullen

« Temptation is a part of us { Flash Back } »


    Aro était le Roi des vampires. Rien dans sa naissance, dans son sang, ne pouvait justifier ce rang qu'il s'était lui-même attribué il y avait fort longtemps, avec ses frères Caïus et Marcus, mais le fait était là. Il devait être, à mon humble avis, l'être vampirique le plus connu et le plus craint de tous. J'avais appris, au cours de mes précédentes années à ses côtés, combien il était dangereux - et même mortel - de s'opposer à lui. Combien de vampires avais-je vu mourir sous ses mains, pour avoir osé mettre notre secret en danger, ou pour l'avoir révélé à des êtres humains ? Je haïssais la violence plus que quiconque. La voir me nouait l'estomac et me procurait une nausée maladive dont j'avais du mal à me défaire. Pourtant, malgré ce dégoût incontestable que je pouvais éprouver - et qu'Aro ne connaissait que trop bien -, je devinais aisément qu'elle était utile. Aro et ses frères en avaient grandement besoin. Leur force et leur dangerosité étaient pour eux le moyen le plus fiable pour se faire respecter. La preuve : personne n'osait les contredire. Du moins, personne que je ne connaissais. Mon ami italien gouvernait ainsi le monde, et tous les yeux étaient braqués vers lui. Lui, grand vampire incontesté. Lui, qui aujourd'hui pourtant, s'apprêtait à chambouler son système de vie. Une partie de moi savait pertinemment que ce « détour » ne sortirait pas des murs de sa forteresse. Jamais il n'avouerait un tel renversement, une telle.... faiblesse ? ( Telle était en tout cas le point de vue de ses frères au sujet de mon régime alimentaire ) au monde. Et, pourtant, un espoir - aussi fou puisse-t-il être - m'envahissait alors que je sentais l'arôme de mon ami flotter au côté du mien, tandis que silencieusement, nous nous enfoncions dans la forêt sombre de cette fin de journée. Et si Aro acceptait mon mode de vie ? Et si, aussi improbable cela puisse-t-il être, il se décidait à le suivre ? Si jamais il abandonnait le sang humain ? Quelles seraient donc les répercusions sur le monde vampirique ? Aro, le plus grand vampire qu'ait jamais porté cette planète, se mettant au sang animal. Cela n'aurait-il pas une quelconque conséquence, aussi minime puisse-t-elle être ? D'autres vampires ne se décideraient-ils pas à suivre son exemple - mon exemple ? Et qu'importe leur nombre. Ne serait-ce qu'un seul végétarien en plus foulant cette terre, cela suffirait pour épargner des dizaines de vies humaines. Ces vies que je chérissais tant. Oui, tout cela serait tellement merveilleux. Que les vampires ne soient plus ces monstres sanguinaires dont les légendes et les mythes peignent un portrait si monstrueux..... et malgré tout si vrai. Mais lorsque je voyais le regard de mon ami, plein d'insatisfaction devant les proies que nous avions trouvées, mon espoir ne pût que s'évaporer aussi rapidement qu'il était arrivé. Qu'importe qu'il apprécie ou non ? Aro était un vampire, un vrai vampire. Jamais il ne comprendrait mon choix. Une once d'espoir réapparut pourtant alors qu'il tentait veinement de me rassurer. J'étais à présent habitué depuis longtemps à son ton amical, presque paternel, qu'il semblait aimer à utiliser avec moi.

    Un enfant. Je ne me sentais guère autre chose que cela en sa présence. Il me semblait tellement supérieur en tout point. N'y avait qu'à le voir se mouver pour comprendre. Tandis qu'il fonçait telle une ombre sur les animaux, je restais immobile, observant. Ses gestes étaient un ensemble d'arabesques souples et précis. Une grâce que je savais ne pas avoir le dirigeait. Ses longs cheveux de jaïs flottaient dans les airs, baletonnés par un souffle de vent tout aussi silencieux. Alors que je le regardais, il me venait une comparaison excellente pour mon ami. Aro me semblait correspondre parfaitement à l'image que je me faisais du Dieu de la Mort. Doux et charmant, et pourtant mortellement dangereux. Il vous appellait, vous rassurait et vous attirait, pour finalement vous tuer. Aucune échappatoire n'était possible. Dès l'instant où vos yeux se plongeaient dans la mare de sang des siens, il était trop tard : vous expiriez votre dernier souffle. Je ne ratais aucune seconde de son « combat » - Ô combien inégal ! - avec le cerf le plus majestueux du troupeau. Je suivais avec appréhension le sang de l'animal remonter ses veines jusqu'à la bouche de mon ami. J'écoutais avec peur les battements de son coeur ralentir et diminuer, pour finalement disparaître à jamais. Lorsque je le vie lâcher son repas, il ne semblait pas mécontant de la nouvelle saveur qu'il venait de découvrir. De tous les animaux, la biche et le cerf étaient mes favoris. Surement cela avait-il un quelconque lien avec mon premier repas en tant que vampire, celui qui me permit de mettre à jour ma philosophie de vie. C'était une chance que nous soyions tombé sur un de ces troupeaux. Mes yeux rencontrèrent alors les siens. Je ne sûs réellement ce qu'il lut dans mes prunelles noircies par la soif, mais un soulagement m'envahit lorsque je vis avec surprise son sourire et un clin d'oeil qui m'était destiné. Je n'eûs guère le temps de réagir que, déjà, l'Ange de la mort qu'il représentait s'envolait déjà vers une nouvelle proie. A mon tour, je bondis vers l'autre partie du troupeau que - silencieusement - Aro et moi avions conclu me revenir, et laissais mes sens m'envahir.

    Bien que la Bête qui m'habitait reprenait rapidement ses droits sur mon esprit, ma chasse n'avait rien à voir avec celle de l'italien. Nous étions tous deux bien différents. Lui ne craignaient pas de laisser le monstre en lui prendre le contrôle. Il se savait capable de l'arrêter si besoin était - bien que tuer un humain « par accident » ne le dérangerait pas le moins du monde. De mon côté, c'était une toute autre histoire. Me savoir la marionnette d'un être que je me forçais de maintenir depuis bientôt deux cents ans déjà me déplaisait grandement. Je n'aimais pas - je haïssais même ! - cette perte de contrôle et de raison totale dans laquelle me plongeais une partie de chasse, une odeur de sang plus alléchante que les autres, ou une soif plus insurmontable que d'ordinaire. Aussi faisais-je en sorte de ne garder le contrôle, laisser à la Bête le don de guider mes sens, mais de me laisser la raison, m'évitant ainsi de me précipiter tête baissée vers les habitations les plus proches. Et Dieu seul savait combien cela pouvait être éprouvant et difficile ! Mon dégoût envers la violence se répercutait sur ma chasse, aussi. Aro laissait sa proie mourir doucement et douloureusement, vidée de son sang. De mon côté, et bien qu'il s'agissait là d'animaux, je préférais les tuer sur le champs, buvant ainsi le sang d'un être mort et inanimé. Mais qu'importe si le goût en était que plus déplorable ? Qu'importe si cela pouvait paraître débile ou iraisoné ? Je ne pouvais supporter l'idée de moi-même, torturant - car c'était là ce que je ferais en agissant de la même manière que mon ami - un être, quelque soit sa nature. La description de l'Ange de la mort pouvait aussi m'être faite. J'apparaissais, et ma proie était déjà morte. Telle était ma manière de chasser, et je n'étais pas prêt d'en changer. A peine mes crocs eurent-ils transpercer la carotide de l'animal que je sentis le liquide tiède et sucré couler le long de ma gorge. Ce liquide tellement écoeurant pour les humains, et pourtant vital pour notre survie à nous autres, vampires. J'ignorai combien de temps il me fallut pour exterminer ma partie du troupeau. Mais lorsque ce fût fait, et que je relâchai, d'une manière peut-être trop délicate aux yeux de certains, l'animal je te tenais entre ma poigne de fer, mon premier réflexe fût de rechercher mon compagnon. Où était-il ? Avait-il lui aussi terminé ? Sa présence m'avait - je devais l'avouer - totalement échappé durant mon repas. Aussi les doutes me revinrent à l'instant même où je le trouvais, sautant d'un arbre pour me rejoindre de sa démarche lente et silencieuse. Un large sourire dessinait ses traits. Je ne me fiais cependant pas à cela, bien que me rassurant faiblement. Aro souriait souvent... Je plongeais alors mon regard dans le sien. Ses yeux me semblèrent moins rouges que précédement. Une once de ressemblance avec les miens s'y dessinait, à présent. Certes, ce n'était visible que pour ceux qui y faisait attention, et n'était que minime. Mais c'était pourtant là. Comme une preuve. Mais je ne savais que trop bien que, d'ici quelques jours, le mauve rougeoyant si habituel aurait refait son retour. Cependant, même si l'envie de savoir ses premières pensées maintenant, trouver d'autres animaux devraient se faire. Aussi évitais-je de toucher mon ami - peu désireux qu'il lise en moi comme dans un livre ouvert - et l'invitai à reprendre les recherches.

      J'ai cru sentir une autre flagrance, venant du Nord. Sans aucun doute d'autres cervidés...

    Je m'apprêtai à partir en direction du Nord, comme je venais de le dire, lorsque tout mon corps se tendit, telle une corde d'un arc prêt à lancer sa flèche. Ma gorge me brûla à l'instant même où je prennais une grande inspiration, bien qu'inutile. Mon esprit en analysa rapidement la raison tandis que mes oreilles percevaient ces sons que la Bête appréciait tant. Non... Pas ici... Pas maintenant ! Pendant un instant, je crus cauchemarder alors que ma vue reconnaissait sur ma droite une jeune femme et son enfant. L'enfant ne devait guère avoir plus de cinq ans. Aussi brun que j'étais blond, ses grands yeux globuleux - surement aussi noirs que les miens à présent - nous fixaient avec un mélange d'admiration et de crainte. La femme, quant à elle, était un être dont la beauté était stupéfiante, pour une humaine. Tout aussi brune que son enfant, ses beaux yeux émeraudes semblèrent m'hypnotiser l'espace de quelques secondes. Un cri dans mon esprit me sortit de ma torpeur, et je me stoppai automatiquement de respirer, par pur réflexe. Non pas que je ne me savais pas capable de résister - bien qu'en pleine partie de chasse, c'était bien plus dangereux pour les humains que de me côtoyer - mais me ma confiance en moi était bien moins développée qu'elle ne pourrait l'être. Je remarquai des branches de bois aux pieds de la jeune femme. Surement les avaient-elle laissé tomber. Qu'une femme et son enfant sortent à cette heure-ci pour chercher de quoi faire un feu manqua de me faire exploser de rire tant que je trouvais la situation horrible. Combien avions-nous de chance, Aro et moi, de croiser des humains aujourd'hui même, à cet endroit précis ? Une chance sur cent ? Sur mille ? Je commençais à penser que quelqu'un ne devait réellement pas m'aimer là-haut. Le regard que la femme nous portais, à Aro et moi-même, m'arracha soudain une pensée horrifié. Qu'avait-elle vu, au juste ? Non, elle ne pouvait nous avoir vu. Tout ce qui devait l'effrayer à présent devait être la présence de mon ami. Après tout, les humains se méfiaient - ou du moins craignaient - des habitants du grand château. La vision d'Aro - qu'elle devait reconnaître comme habitant du château de Volterra - du suffire à la glacer d'effroi, sans besoin nul de nous avoir vu en pleine partie de chasse. Aussi, toujours en apné, fis-je un pas en arrière, bien décidé à partir loin d'ici, mais mon corps se heurta à celui de mon ami. Je relevais les yeux vers lui, et ne pû juger de son expression. Ses yeux étaient rivés sur les humains, et j'ignorai bien ce qu'il pouvait prévoire. Mais une peur sourde m'envahit subitement, et mon coeur pourtant mort sursauta.

      Aro...

    La brûlure dans ma gorge réapparut dès cette parole prononcée. Je ne sauterais pas sur ces humains, je le savais. Mais mon unique présence ici - et qu'importe mon contrôle - suffisait à les mettre en danger. Et c'était alors sans parler de la présence du maître vampirique. Qu'allait-il choisir, lui qui mettait un si grand point d'honneur à ce qu'aucun humain ne se doute de rien ? Je priais intérieurement pour le salut des ces humains, et incitais à nouveau mon ami en prennant la parole. Ma voix était calme et posé, ne trahissant pas le combat qui se livrait en moi.

      Il se fait tard à présent, Aro. Rentrons.

    Je l'invitais du regard à me suivre. Jamais, au grand jamais, ne me pardonnerais-je cette inatention. Comment avais-je pu passer à côté de ces deux humains, moi qui d'habitude faisait tellement attention en choisissant mon lieu de chasse ? Alors que j'attendais le choix d'Aro, ce même sentiment que précédemment m'envahit. Je n'étais, à côté de mon ami, qu'un simple enfant faible et impuissant.
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Temptation is a part of us [ FLASH BACK ]

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